( 25 septembre, 2009 )

La hiérarchie négation moderne!

Implication sociale et équilibre relationnel : 

La hiérarchie établit, dans l’ordre social, la nécessité de désigner pour chaque individu sa place dans la société. Le critère, sur lequel se fonde le choix de cette place, est l’élément qui détermine le projet global de société dans laquelle veulent vivre les hommes. Cela pose le problème de la vocation, du déterminisme social, de la possibilité transformationnelle de l’organisation sociale. Ainsi, il apparaît que la hiérarchie, quelle que soit sa forme, constitue, pour un ensemble humain, l’équilibre relationnel qui préside à la raison d’être même de toute société. 

( 24 septembre, 2009 )

Le respect slogan ou réalité?

Le respect , valeur ajoutée des relations humaines

Le respect,  seule trame possible de la relation entre humains, est fondé sur trois principes fondamentaux. 

Le premier est la nécessité  de reconnaître à l’autre le droit à l’existence.  Ce fait ne souffre aucune discussion et n’est le produit d’aucune volonté  humaine. On peut reconnaître la transcendance d’une volonté supra-humaine, mais dans le domaine humain nul ne peut nier à l’autre la réalité de son existence. 

Le deuxième est l’abrogation absolue de toute velléité d’humiliation ou d’avilissement de l’autre en acte ou en pensée. Le simple mépris est déjà un signe qu’on s’engage dans la voix de l’humiliation. On doit recevoir l’autre quelque soit son statut ; adversaire, ennemi, partenaire ou ami ; avec le maintien de sa noblesse propre. L’humiliation et l’avilissement sont une atteinte a l’intégrité humaine et par conséquent elles sont la négation  du vouloir vivre ensemble source de toute vie en société. Notre ennemi nous a vaincus si pour le dominer nous avons adopté des mœurs viles, à l’image de la haine pour la haine. 

Le troisième est l’approbation du caractère essentiel de la présence de l’autre dans la valorisation de soi. L’autre est un hommage à sa propre présence, un miroir qui confirme notre dignité. Pour exemple : « la sagesse d’un ennemi est plus profitable que l’ignorance d’un ami », » ou encore, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire ». 

On manque de respect à quelqu’un lorsqu’on refuse de l’écouter parce qu’on le juge immature ou stupide, parce qu’on le classe dans une catégorie avec laquelle on croit inutile ou impossible de communiquer.  Certes, en principe, nous avons tous de bons sentiments et bonne conscience, nous ne méprisons personne, nous sommes toute générosité : il est bien connu que personne n’est raciste en principe. Mais nous cessons souvent d’écouter, nous coupons la parole, et notre pratique est beaucoup moins respectueuse que la grandeur de nos intentions. 

Soyons lucides : il nous arrive plusieurs fois par jour de manquer de respect à quelqu’un. La pratique du respect n’est ni facile, ni spontanée. Elle réclame une vigilance permanente bâtit sur un contrôle de soi et une maîtrise de l’art de la gestion des relations avec autrui. 

Dans certaines organisations hiérarchiques, la personne au sommet exige une obéissance automatique. Elle croit être respectée alors qu’elle se soustrait au commerce de la considération. Certaines attitudes «  respectueuses  » équivalent pourtant à la pire des insultes puisqu’elles nient la possibilité du dialogue.

Donc, si les  gens comprennent que le respect n’est pas un état inhérent à la nature humaine, mais qu’il est un aspect important de l’intelligence sociale, ils ressentiront comme une émulation exaltante les relations avec autrui. Cette attitude est perçue comme une plus-value relationnelle par les spécialistes du recrutement. 

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